THEO VAN RYSSELBERGHE (1862-1926)

EVOLUTION ARTISTIQUE

Peintre de figures et de paysages, il est aussi aquafortiste et illustrateur. Il dessine également des meubles, des bijoux, des affiches et s’adonne à l’ornementation.

L’Académie, les premiers voyages au Maroc
En 1880, il entre à l’Académie de Bruxelles alors sous la direction de Jean François Portaels. Il y apprend à peindre dans le style prisé de l’époque avec une technique à grands traits, une matière picturale riche et une palette variée mais comptant de nombreuses couleurs sombres. Au cours de l’hiver 1882-1883, il effectue un premier voyage en Espagne et au Maroc. C’est à cette époque qu’il réalise le portrait de Dario De Regoyos jouant de la guitare (1882). Les œuvres qu’il ramène sont faites de taches ocres, claires, et chaudes mais dénuées de nuances. Elles représentent des scènes quotidiennes, peintes à l’extérieur, des scènes de marché ou de rue (Boucherie au Maroc, 1882). Pendant l’été 1883, il se rend à Knokke en compagnie de quelques-uns des futurs vingtistes. Ils y découvrent les lumières changeantes de la mer du Nord. A cette époque, les artistes tentent de s’éloigner de la tradition flamande des pâtes lourdes et des tons sombres en créant un impressionnisme autochtone issu de l’héritage réaliste déjà évolué dans nos régions. La touche se divise tandis que la lumière joue de ses reflets sur les couleurs et les ombres. La nature frémit au gré des sensations de l’artiste. Il part ensuite à Harlem afin d’y découvrir les œuvres de Frans Hals. Le jeune peintre retourne au Maroc en novembre 1883. A son retour, sa palette se transforme et ses portraits notamment, sont à la fois plus sombres, plus construits et faits d’une multitude de touches nuancées. Ce sont des scènes d’intérieur dépeignant des personnages figés dans une atmosphère feutrée (Portrait d’Octave Maus, 1885 ; Portrait de Marguerite Van Mons, 1886 ; Les sœurs Schlobach, 1884).

1886-1887 : L’Impressionnisme
Les impressionnistes français sont invités à l’exposition des XX de 1886. Claude Monet et Auguste Renoir y font sensation, bouleversant plus d’un artiste par leur nouvelle approche picturale : leur exécution est plus libre, les tons utilisés sont clairs et très éloignés de la tradition flamande encore bien ancrée chez nous. L’année suivante, avec son Dimanche après-midi à la Grande Jatte, Georges Seurat jette définitivement le trouble chez nos peintres et provoque littéralement une émeute devant les cimaises de l’exposition des XX. Suite au premier choc impressionniste, Théo Van Rysselberghe expérimente pour la première fois en 1887 la technique de Claude Monet et d'Auguste Renoir, et décompose la lumière et les couleurs dans ses marines exécutées à Heyst (Les dunes au Zwin à Knokke, 1887) ainsi que dans des scènes marocaines réalisées au cours d’un troisième voyage au Maroc (Campement près d’une ville marocaine, ca 1888 ; Marché au Maroc, 1887) en 1887-1888. Il y accompagne Edmond Picard en mission diplomatique et il traverse des paysages beaucoup plus sauvages que ceux qu’il avait vus à Tanger lors de ses voyages précédents. Imprégné de la nature et de la lumière intense de l’Afrique, il se tourne rapidement vers le néo-impressionnisme.

1887-1899 : Le néo-impressionnisme
Ses premiers essais pointillistes se déroulent lors de ce périple marocain en 1887-1888. Les paysages qu’il y peint évoluent rapidement, partant d’une technique qualifiée de tachiste (Vue de Meknes, Maroc, 1887-1888 ) en passant par l’application de la touche impressionniste (Marché au Maroc, 1887) pour enfin aboutir à la pratique d’un procédé pointilliste à la manière de Georges Seurat (Campement près d’une ville marocaine, ca 1888). Les couleurs particulières de ce pays d’Afrique et la pureté de l’air l’ont-elles poussé à expérimenter la décomposition de la lumière ? Une chose est certaine : en rentrant du Maroc, Théo Van Rysselberghe ne peint plus qu’avec la technique néo-impressionniste. Si la méthode et les sujets à Paul Signac et Georges Seurat, la manière dont il les traite est très différente.
Ses portraits paraissent plus vivants ; leur présence est plus imposante. Les personnages qu’il place généralement dans un intérieur structuré ont une attitude tranquille et sereine sans être immatérielle à la manière de Georges Seurat. Ils sont à la fois « plastiques » et « physiques ». A l’exposition des XX de l’année 1889, Théo Van Rysselberghe présente ses premiers portraits néo-impressionnistes datant de la fin de l’année 1888 : Madame Edmond Picard, et Portrait d’Alice Sèthe.
Lors de ses nombreuses vacances en Bretagne, en Hollande ou dans les Ardennes entre 1890 et 1895, Théo Van Rysselberghe brosse en plus des portraits, beaucoup de paysages et marines. Les couleurs de ces peintures sont claires et la lumière s’y décompose merveilleusement. On constate qu’il est séduit par l’atmosphère immobile et contemplative des néo-impressionnistes français. Si ses paysages accusent une certaine quiétude, ils ne sont cependant pas comparables à ceux presque « immatériels » des œuvres de Georges Signac ou de Paul Seurat. Les peintures du Belge sont plus réalistes et animées que celles de ses amis français.

Le tournant du siècle : les portraits de groupe
Vers la fin des années 1890, l’art néo-impressionniste de Théo Van Rysselberghe est à son apogée. Renonçant peu à peu à garder la technique stricte du pointillisme, il parvient à donner davantage de mouvement et de volume à ses sujets par l’emploi de touches plus larges. L’abandon des couleurs pures lui permet également de diminuer les contrastes entre les touches de couleurs.
Théo Van Rysselberghe continue à peindre des portraits individuels, mais réalise surtout des scènes de famille ou de groupe. Les plus connues sont : Le thé au jardin (ca 1904), La promenade (1901) ou La lecture d’Emile Verhaeren (1903). Les personnages sont moins hiératiques et plus familiers. Ils sont généralement placés dans un jardin, sur une terrasse ou dans un intérieur qui n’est plus construit par des lignes ordonnées et strictes comme auparavant, mais garni de fleurs, de tissus, de meubles et de fauteuils aux formes courbes. Même les vêtements ne tombent plus de manière figée, et s’étalent en plis souples. Les portraits sont plus humains. En 1902, l'industriel Ernest Solvay lui commande un panneau décoratif destiné à orner le majestueux escalier de son hôtel particulier de l’avenue Louise à Bruxelles, un chef-d’œuvre de Victor Horta. Ce sera La lecture au jardin.

Œuvres tardives
Vers 1905-1910, Théo Van Rysselberghe abandonne le procédé pointilliste pour un style plus fluide, plus réaliste et coloré. Sa technique en devient plus rapide. Il peint à la fois des portraits, des paysages et des nus féminins. Théo Van Rysselberghe prêche alors pour la couleur à propos de laquelle il aura de grandes discussions avec ses amis Henri Matisse, André Derain ou Albert Marquet. En 1910, la famille Nocard lui demande de réaliser des panneaux décoratifs pour sa villa à Neuilly. Il réalise Le jardin de Rops à Essonne. Théo Van Rysselberghe se fait construire une villa dans le Midi de la France, à Saint-Clair en 1912 et s’y rend de plus en plus régulièrement avant de s’y installer définitivement en 1920. Il y peint de nombreux portraits, principalement de sa femme et de sa fille Elisabeth, des paysages méditerranéens et des nus. Il s’éteint en 1926.


REPERES CHRONOLOGIQUES

Ses origines
Le 13 novembre 1862, naît Théophile Van Rysselberghe à Gand. Il est le plus jeune des six enfants de Jean-Baptiste Van Rysselberghe et de Romanie Rommens. François, l’aîné devient un ingénieur industriel réputé pour avoir inventé le multi-phono, l’ancêtre du téléphone actuel. Ensuite, viennent une fille et un deuxième garçon : Charles-Jules qui, en tant qu’architecte de la ville de Gand, dessinera les plans du Musée des Beaux-Arts. Naît alors Julien-Marie, futur professeur de géométrie descriptive à l’université de Gand. Octave-Joseph deviendra un architecte de grand renom à Bruxelles et à Paris. Et enfin, Théophile termine cette ligné d’enfants brillants issus d’un milieu bourgeois et intellectuel.

Ses débuts, premiers voyages au Maroc. 1880-1886
1880. Après ses études à l’Académie de Gand, il entre à celle de Bruxelles alors dirigée par Jean François Portaels. La manière de peindre qu’on y enseigne est à la mode à l’époque : grands traits sombres, et matière picturale riche.
1881. Il expose trois œuvres au Salon de Bruxelles.
1882. Après une exposition au Cercle Artistique de Gand et après avoir obtenu une bourse d’études, il effectue dès le mois d’octobre de cette année, un premier voyage en Espagne et au Maroc en compagnie de Dario De Regoyos, Frantz Charlet et Constantin Meunier. Les œuvres peintes durant ce voyage, sont exposées à son retour au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles afin de justifier la bourse reçue pour se rendre au Maroc. C’est lors de cette exposition qu’il rencontre Emile Verhaeren. Ils deviennent de grands amis.
1883. Pendant l’été, le peintre séjourne à Knokke avec Dario de Regoyos, Rodolphe Wytsman et Willy Scholbach tandis que James Ensor et Willy Finch leur rendent quelques visites. Peu de temps après, il part à Harlem avec le désir de voir les œuvres de Frans Hals. Le 28 octobre, 13 artistes dont certains se trouvaient à Knokke durant l’été, décident de créer un nouveau cercle d’avant-garde, le Groupe des XX. Théo Van Rysselberghe en est un des membres fondateurs et Octave Maus, directeur du journal L’Art Moderne, en est le secrétaire. L’artiste retourne à Tanger dès la fin du mois de novembre 1883, y restant presque toute l’année 1884 avec Frantz Charlet.
1884. Se trouvant encore au Maroc au début de cette année, il ne peut donc assister à la première exposition des XX. De retour en novembre, il reçoit la commande du Portrait des sœurs Schlobach.
1885. Au salon des XX, l’artiste présente des œuvres comme Fantasia, réalisées pendant son séjour au Maroc. Lors d’un voyage en Hollande, il rencontre Whistler dont il admire beaucoup les tableaux.

Exposition des impressionnistes français. 1886-1887
1886. Se rendant régulièrement à Paris, il visite l’exposition de l’Impressionnisme. Là, il découvre, aux côtés d’œuvres de Lucien et Camille Pissarro, ainsi que de Paul Signac, la fameuse toile Un dimanche après-midi à la Grande Jatte de Georges Seurat. Grâce à lui, les impressionnistes français sont invités à l’exposition des XX de 1886. Claude Monet et Auguste Renoir y font sensation et les Belges sont stupéfaits de cette nouvelle approche dans l’exécution, plus libre, aux tons clairs et se situant fort loin de la tradition flamande encore bien encrée chez nous.
1887. Georges Seurat bouleverse nos peintres à l’exposition des XX en y exposant sa toile Un dimanche après-midi à la Grande Jatte.
Cette année-là, Théo Van Rysselberghe expérimente la technique, la lumière et les couleurs impressionnistes dans des marines et vues exécutées à Knokke et ses environs (Heyst, Cadzandt) où il passe l’été avec, notamment, Emile Verhaeren. Il recourt également à cette technique impressionniste dans des scènes africaines réalisées au cours d’un troisième voyage au Maroc. En effet, il participe à une mission officielle et se rend dans les déserts marocains avec Edmond Picard du 4 décembre 1887 au 5 mars 1888. Théo Van Rysselberghe illustre El Moghreb-Al-Aska, le rapport de cette mission, écrite par Edmond Picard. C’est durant ce voyage qu’il se tourne vers le pointillisme avec sa première œuvre qualifiée comme telle : Campement près d’une ville marocaine.

Retour du Maroc et début de l’estime 1888-1896
1888. Dès son retour d’Afrique, il exécute ses premiers portraits néo-impressionnistes.
1889. Théo Van Rysselberghe épouse Maria Monnom, la fille de la Veuve Monnom, propriétaire de l'imprimerie du même nom. Ils séjournent à Roscoff en Bretagne pour leur voyage de noces, où le peintre réalise de très beaux paysages dans le style de Georges Seurat.
1890. Les époux s’installent au 422 de l'avenue Louise à Bruxelles. Au début de l’année, le jeune couple fait de nombreux voyages en Italie. Ils visitent Florence, Venise, Vérone, etc. et passent l’été dans la maison de campagne de la mère de Maria, à Thuin. Peu de temps après, elle accouche de leur seul enfant, Elisabeth, dont le parrain est Emile Verhaeren.
1890-1895. L’artiste continue à voyager, il réalise des portraits, des paysages et des marines néo-impressionnistes. C’est durant ces années qu’il prend un rôle de plus en plus important dans le milieu artistique. Par ses relations (ses liens d’amitié avec Emile Verhaeren, Octave Maus, Georges Lemmen, Henry Van de Velde, Paul Signac, Georges Seurat, Félix Fénéon, Edmont Cross et bien d’autres encore), mais aussi par ses très nombreux voyages, il devient un ami, un conseillé, un expert à qui on aime poser mille questions, dont les avis sont précieux et que l’on consulte autant en Belgique qu’en France ou en Hollande. Il commence à jouer un rôle international sur la scène artistique. Pendant ces années, il se rend au Luxembourg dans la famille du Docteur Weber en 1891, en Hollande, à Athènes et Istanbul en 1894. Il commence également à travailler dans le graphisme et dans la maquette de livres. Exposant chaque année aux XX, et ensuite à La Libre Esthétique, de 1888 à 1893, il présente régulièrement ses oeuvres au Salon des Indépendants à Paris et en 1893, à l’exposition du Groupe des « Néo », rue Laffite à Paris. En 1894, il réalise la couverture du catalogue et expose à La Libre Esthétique qui ouvre ses portes pour la première fois. Cette année-là, il se rend aux Sables d’Olonnes et à Saint-Tropez. En 1895, il expose aux Indépendants à Paris, mais pas à La Libre Esthétique. La Galerie Laffite à Paris consacre une exposition rétrospective à ses œuvres néo-impressionnistes. Il réalise le Portrait de Jeanne Pissarro et celui de la femme du poète Francis Vielé-Griffin que l’on considère comme l’un des fondateurs du vers libre, et avec qui il entretient une longue amitié.

1896, changement de technique, nombreux voyages
1896. Il loue une maison à Saint-Tropez où il voit régulièrement Paul Signac. Là, il entame sa première toile de grand format : L’heure embrasée. Théo Van Rysselberghe délaisse peu à peu la technique trop stricte du point pour adopter une méthode moins rigoureuse et plus rapide. Cette année-là, il n’expose pas à La Libre Esthétique. En revanche, ses œuvres sont montrées à Dresde.
1897. Il reprend ses voyages : Berlin, Vienne, Moscou, Saint-Petersbourg, Rome et Naples. Il séjourne également en Touraine chez le poète français Francis Viélé-Griffin, et s’installe à Paris, au n° 59 de la rue Scheffer, dans le 16ème arrondissement.
1898. Pour la deuxième fois, il expose à La Libre Esthétique. Cette année, on peut l’admirer à l’exposition des peintres flamands de Krefeld, puis à Berlin dans une exposition organisée par Henri Van de Velde. Au printemps, il part à Londres avec Paul Signac et continue à voyager en Hollande, à Ambleteuse où la famille Van Rysselberghe séjourne l’été avec la famille Flé, en Bretagne et en Touraine. Il peint le Portrait de Laure Flé. Il entame une correspondance avec l'artiste français Henri-Edmond Cross.
1899. Cette année, l’artiste n’expose pas à La Libre Esthétique. En revanche, en janvier et février, il montre ses tableaux et gravures à l’exposition de la Sécession à Vienne, et à l’exposition des « impressionnistes français » à Dresde. En mars, il expose chez Durand-Ruel. C’est cette année-là qu’il commence une correspondance avec Henry Van de Velde.

1900-1905
En 1901, Théo Van Rysselberghe expose à Bruxelles à La Libre Esthétique, à La Haye, aux Indépendants à Paris, à Darmstadt et à Bilbao. Il exécute La promenade et l’année suivante, entame de front deux projets : des panneaux pour l’hôtel de l'industriel Ernest Solvay, réalisé avenue Louise par l'architecte Victor Horta et La lecture par Emile Verhaeren, tableau où sont représentés des intellectuels, poètes et artistes de l'époque. En 1902, il présente ses œuvres à une exposition personnelle à Paris, mais également à Rome, à Dresde et Berlin. En 1903, Il se rend à Weimar chez Henry Van de Velde, puis à Hambourg car ses œuvres font partie de l’exposition itinérante du néo-impressionnisme qui voyage dans ces villes. Théo Van Rysselberghe prend un peu de repos durant cette année 1905. Il part au Luxembourg, en Bretagne, dans le Midi et à Bruxelles où il présente certaines œuvres à la grande exposition que La Libre Esthétique consacre aux peintres impressionnistes.

1905-1926
Théo Van Rysselberghe abandonne la technique pointilliste pour un style plus réaliste et coloré. Il peint à la fois des portraits, des paysages et des nus féminins. Il expose à Munich et à Paris en 1905 ; à Gand La lecture par Emile Verhaeren en 1906. Il part avec sa famille et André Gide à Jersey dès l’été 1907. Cette année-là, le peintre expose à Venise, au Salon d’automne et chez Bernheim le jeune. Durant l’été 1908, Théo Van Rysselberghe se trouve à nouveau à Jersey. La galerie Bernheim le jeune lui consacre une exposition particulière. En 1908, il est également présent à La Libre Esthétique ainsi qu’à Moscou à l’exposition de la « Toison d’or ». Il part visiter l’Italie avec toute sa famille dès la fin de l’année. Les trésors qu’il y découvre l’éblouissent. Lorsqu’il apprend la maladie de Henri-Edmond Cross, le peintre fait le détour par Saint-Clair pour le voir en mars 1909. Il expose en 1909 et 1910 à La Libre Esthétique, année où il réalise de grands panneaux décoratifs représentant des vues du jardin de Rops à Essonne pour décorer la villa de Nocard à Neuilly-sur-Seine. Ces panneaux sont présentés à l’exposition rétrospective de La Libre Esthétique consacrée à Henri-Edmond Cross en 1911. Théo Van Rysselberghe se fait construire une villa en 1912 à Saint-Clair dans le Midi de la France, et un hôtel particulier à Auteuil en 1913 où il ne vit que très peu de temps car en 1914, il s’installe à Saint-Clair pour toute la durée de la guerre, y peignant de nombreux paysages, des baigneuses, des portraits de ses amis, de sa femme et de sa fille. En 1918, il rentre en Belgique et s’installe définitivement à Saint-Clair en 1920 car sa santé se dégrade. Il réalise une commande de panneaux de décoration pour le château de Pachy entre 1920 et 1924. La Galerie Georges Giroux lui consacre une exposition rétrospective en 1922. En 1923, il expose à Bruxelles, puis Utrecht, Rio, Dordrecht et à Paris.


COLLECTIONS PUBLIQUES

Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique
Guitariste - Portrait du peintre espagnol Dario De Regoyos, 1882
L’écolier/Portrait de Marcel Binjé, 1882
Fantasia arabe, 1884
Portrait d’Octave Maus, 1885
Portrait de Madame Charles Maus, 1890
Une femme lisant et une fillette/Portrait de la femme et de la fille du peintre, 1899
La promenade, 1901
Portrait de Mademoiselle Z., 1910
Portrait d’Albert Mockel, 1910
Portrait d’Emile Verhaeren, 1915
Portrait de Madame Wiener
Portrait de Madame Mommen mère


Bruxelles, Musée Communal d'Ixelles
La Liede à Spaarnwoude, 1883
L’église Sainte-Croix à Ixelles La nuit, ca 1886
Vue de Meknes, Maroc, 1887-1888
Le thé au jardin, ca 1904

Antwerpen, Koninklijk Museum voor Schone Kunsten
Maria Sèthe à l’harmonium, 1891

Gent, Museum voor Schone Kunsten
Portrait de Jean Capeinick, 1881
Armand Heins paignant,1881
Un étang en Campinne, 1884
Boucherie au Maroc, 1882
Les enfants de François Van Rysselberghe, 1885
Portrait de Marguerite Van Mons, 1886
La lecture par Emile Verhaeren, 1903

Liège, Musée d’Art Moderne
Les sœurs Schlobach, 1884
Madame Théo Van Rysselberghe dans son jardin, 1904


Oostende, Provinciaal Museum voor Moderne Kunst
Baigneuses, ca 1920

Paris, Musée d’Orsay
Voiliers et estuaire, ca 1892-1893

Saint-Germain-en-Laye, Musée Départemental de Prieuré
Portrait d’Alice Sèthe, 1888

Genève, Musée du Petit Palais
Portrait d’Irma Sèthe, 1894
Madame Van de Velde et ses trois enfants, 1903


Otterlo, Kröller-Müller
La famille dans le verger, 1890
La pointe de Per Kiridec à Roscoff, 1889


Haags Gemeentemuseum
Vue de l’Escaut, 1893

Weimar, Kunstsammlungen
L’heure embrassée, 1897

Hannover, Niedersächsisches Landesmuseum
Portrait de Camille Van Mons, 1886


Bibliographie et expositions

  • M.-J. CHARTRAIN-HEBBELINCK, Les lettres de Théo Van Rysselberghe à Octave Maus, in Bulletin de Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, XV, 1 – 2, 1966, p.55 - 103
  • P. FIERENS, Théo Van Rysselberghe, avec une étude de Maurice Denis, Bruxelles, Editions de la connaissance, 1937
  • A., L. FONTAINAS, Théo Van Rysselberghe, L’ornement du livre. Catalogue raisonné, Cahier 3 , Anvers, Pandora, 1997
  • V. LAUWERS, Victor Servranckx, Pionier abstracte kunst, 100 jaar geleden geboren, in Vlaams-Brabant. Tweemaandelijks tijdschrift voor toerisme, n° 5, 1997, p. 32.39
  • FR. MARET, Théo Van Rysselberghe, Anvers, De Sikkel, 1948
  • G. VAN ZYPE, Notice sur Théo Van Rysselberghe, Bruxelles, Hayet, 1932
  • Théo van Rysselberghe. Exposition d’ensemble, Bruxelles, Galerie Georges Giroux, 25.11 – 06.12.1927
  • Rétrospective Théo Van Rysselberghe, Gand, Musée des Beaux-Arts , 01.07 – 06.09.1962
  • Théo Van Rysselberghe 1862 - 1926, Luxembourg, Musée d’Histoire et d’Art, 27.10 – 25.11.1962
  • Le néo-impressionnisme, Kanazawa, Salle MRO, 08.09 – 24.09.1984 ; Osaka, Musée Navio, 27.09 – 28.10. 1984 ; Kumamoto, Musée Préfectoral, 01.11 – 25.11.1984 ; Okayama, Centre Culturel Préfectoral, 30.11 – 26.12.1984,
  • Théo Van Rysselberghe, néo-impressionniste, Gand, Musée des Beaux-Arts, 20.03 – 06.06.1993